Les présuppositions au coeur de la PNL contiennent une sagesse ancestrale.
Par exemple, l'adage qui dit de "compter vos bénédictions," qui a existé pendant des siècles, est exprimé dans les présuppositions PNL, que chaque expérience est une ressource et que chaque comportement se développe d'une intention positive. Pourtant, même des praticiens PNL expérimentés, moi inclus, oublient les dons inhérents à nos problèmes. Au lieu de cela, nous devenons souvent la proie d'une mentalité de bataille et prenons les armes contre l'ennemi à l’intérieur de nous même ou dans notre comportement.
La difficulté n'est pas "le problème", c'est plutôt notre ‘’relation au problème’’. L'antidote à la mentalité de bataille doit se faire dans l'acceptation du ‘’problème". Le processus d'appréciation crée une telle relation. Une extension naturelle des trois premières étapes du recadrage consiste à se faire en six étapes, le processus d'appréciation crée une stratégie qui nous permet de trouver l'intention positive derrière un comportement que nous jugeons comme négatif et met en place l’appréciation du comportement donné ainsi que la raison de son existence.
Le processus utilise des ancres spatiales bien que d'autres ancres puissent aussi être utilisées.
Il y a quatre espaces :
1. L'espace du contexte
2. L'espace de la partie
3. L’espace neutre
4. L’espace d'appréciation.
Vous pouvez les tracer d'avance ou encore les mettre en place tout en poursuivant l’exercice. Les étapes ci-dessous sont décrites comme si vous vous guidiez dans le processus mais devraient être adaptées si vous travaillez avec un client.
1) Identifiez un comportement (vous pouvez utiliser un état de ressenti ou un processus de pensée) que vous avez et que vous jugez négatif ou que vous n’appréciez pas. Identifiez le contexte dans lequel vous adoptez ce comportement.
2) Créez un espace physique qui représente le contexte/comportement. Positionnez vous dans cet espace et rappelez vous bien de façon claire le contexte et le comportement. C'est "l'espace de contexte." Faites, dans cet endroit un ancrage du contexte et du comportement.
3) Encadrez ce comportement comme étant produit et ayant une raison positive, par une partie de vous. Si vous jugez ce comportement négatif, vous allez probablement accepter ce cadre facilement. Après tout, vous n’y pensez pas quand cela se produit. Cela se fait automatiquement puisque c’est dirigé par une autre partie de vous. Vous pourriez avoir une idée du pourquoi cette partie adopte ce comportement, mais la partie qui la met en place peut avoir ses propres raisons et vous pourriez être étonné de ce qu'elle essaye de faire pour vous en l’adoptant.
4) Prenez la partie qui produit ce comportement et sortez de l'espace de contexte vers un deuxième espace (à côté du premier espace). C’'est "l'espace de la partie". Laissez le comportement et le contexte dans "l'espace du contexte". Cet espace de votre partie vous permettra de découvrir ce que celle-ci veut vraiment en adoptant ce comportement.
Les exemples de questions que vous pouvez vous demander à vous-même et à la partie ( tout en utilisant le ‘’je" même si c’est la partie qui parle), Qu’est-ce que je veux en posant ce geste en utilisant ce comportement ?" (en pointant l'endroit précédente) "Qu’est que la partie (utilisez toujours le ‘’je’’) espère obtenir ou gagner en adoptant ce comportement ?" (toujours en pointant l'endroit précédent). Continuez à demander jusqu'à ce que vous obteniez une réponse positive, tant pour vous que pour la partie.
5) Maintenant reculez vous à un troisième endroit (je suggère habituellement de reculez de deux pas en arrière du deuxième endroit). Vous vous dissociez maintenant de la partie. Ce troisième endroit est "un endroit neutre", "un endroit d’observateur ou une méta-position."
"Rappelez-vous un moment dans la vie quand vous avez vraiment apprécié quelque chose ou quelqu'un. "Quand vous pensez à ce moment, entrez dans le sentiment d'appréciation en avançant d’un pas en avant (c’est la place entre l'endroit neutre et l'endroit de la partie). C'est l’endroit nommé ‘’l'espace d'appréciation".
6) Rappelez-vous maintenant clairement le sentiment d'appréciation tout en regardant l’endroit de la partie et imaginez que vous appréciez cette partie pour avoir travailler afin d’obtenir un résultat positif. Imaginez vous donner ce sentiment d'appréciation à la partie (dans le deuxième l'endroit celui de la partie) ainsi que dans son comportement lui-même (dans le premier endroit ou l'endroit du comportement).
7) Maintenant apportez avec vous le sentiment d'appréciation tout en reculant dans l'espace de la partie. Laissez ce sentiment d'appréciation vous pénétrer ainsi que la partie pour son intention positive. Regardez maintenant le contexte de comportement. Appréciez ce comportement parce qu'il a fourni au moins une façon d'essayer d'accomplir l'intention.
8) Prenez maintenant la partie et le sentiment d'appréciation tout en regagnant l'espace de contexte. Laissez ce sentiment d'appréciation vous imprégnez du comportement nouveau. Regardez le contexte avec un regard d'appréciation parce que le contexte est maintenant un rappel de votre intention positive et ce que vous voulez vraiment.
9) Tentez de découvrir ce que la personne pense maintenant du comportement original.
Bien que cela puisse être utilisé comme un processus autonome, je l'incorpore d'habitude dans d'autres techniques. Il fera en sorte de décoincer le cadre rigide qui tient souvent "un problème" en place, Et ceci permet alors à d'autre travail de changement de se faire plus en douceur. Cela permet aussi de faciliter une relation plus positive et augmenter son acceptation.
Le processus d'appréciation est simple et pourtant il livre un puissant avantage. Une attitude d'appréciation est une façon "de compter vos bénédictions," et la vie elle-même est beaucoup plus agréable quand vous le faites ainsi.
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Nick LeForce
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